Eurovision 2017: lumière Blanche sur le monde!

« En 1956 tu naîtras, et pour l’éternité le coeur des peuples tu enchanteras », voilà qui pourrait être l’adage du cultissime  Concours Eurovision de la Chanson. Transcendant les décennies et les frontières, le phénomène est immortel et intemporel. Comme l’univers depuis le Bing Bang, l’Eurovision traverse les générations en constante expansion.

200 millions de téléspectateurs, telle est aujourd’hui son audience globale. En Belgique, les audiences sont exponentielles, en particulier depuis 2013. Le succès du Concours avait pourtant connu des creux de vague. Mais c’était avant The Voice

Et grâce à Blanche, Pierre Dumoulin et leur envoûtant « City Lights« , nous vibrerons plus que jamais pendant la semaine du 9 au 13 mai prochain…

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Blanche

Jeudi 24 mai 1956. Le « Te Deum » de Marc-Antoine Charpentier  – l’oeuvre classique qui fait office de générique de l’Eurovision – résonne simultanément dans 4 millions de postes de télévisions de 7 pays européens. 60 ans plus tard, l’événement est retransmis dans 43 pays de l’Europe à l’Australie et de la Chine aux Etats-Unis, via 200 millions d’écrans de télévisions, d’ordinateurs, de tablettes et de smartphones…

200 millions de téléspectateurs, c’est plus que le Super Ball!

Maureen Louys l’a bien souligné lors de la conférence de presse de présentation de la chanson belge 2017 ce 8 mars: l’Eurovision est un record  d’audience à l’échelle internationalle.

Leslie Cable, productrice des émissions de divertissement de la RTBF et Chef de la délégation belge pour l’Eurovision, confirme…

 Aujourd’hui le Concours Eurovision est l’événement le plus regardé au monde!

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De gauche à droite: Leslie Cable, Maureen Louys (08-03-2017) (copyright Vincent Bayer)

« L’Eurovision est suivie en Chine et est diffusée aux Etats-Unis depuis l’année dernière. Les australiens aussi sont fans. A l’occasion du 60ème anniversaire du Concours, les responsables ont voulu leur faire un cadeau et leur ont permis d’être candidat, au même titre que les autres pays participants. Du coup, depuis lors, les australiens participent systématiquement, avec nous! »

Depuis ces dernières années, l’Eurovision cartonne en Belgique

« Aux premières heures, tout le monde regardait en famille, faisait ses pronostics… Ensuite, soyons clairs, on a connu un creux… Et puis il y a eu l’année de la victoire de Lordi, le groupe de monstres finlandais en 2006… »

« Personne n’avait misé sur eux, et là il s’est vraiment passé quelque chose. A partir de ce moment, il y a eu un vrai regain d’intérêt pour l’Eurovision. C’est redevenu à la mode… »

Chez nous, le succès a repris de manière très évidente quand on a commencé à envoyer des talents de The Voice à l’Eurovision. 

« On a démarré en 2013 avec Roberto Bellarosa et à partir de là, les audiences n’ont cessé de remonter. »

« En 2015, l’année de Loïc Nottet, on a même atteint 40% de parts de marché… »

« L’année passée, en 2016, ce n’était pas le candidat de la RTBF (pour rappel, le Concours Eurovision est géré en alternance entre la RTBF et la VRT et 2016 fut l’année de la candidate flamande Laura Tesoro) et pourtant, les audiences sont  restées très hautes. »

Avec le choix de Blanche pour représenter la Belgique au Concours Eurovision 2017, la RTBF poursuit cette stratégie qui semble faire ses preuves.

Ce mercredi 8 mars, la RTBF et la maison de disques PIAS présentaient la chanson belge pour l’Eurovision 2017, devant un parterre de journalistes, blogueurs et pros du bon son. Depuis lors, « City Lights » déferle dans les charts européens…

Une stratégie gagnante

Derrière ce buzz positif immédiat, il y’a certes une excellente composition et une chanteuse de talent, mais aussi une tactique de communication finaude. La veille de la conférence de presse, dans la soirée, Pias a placé le titre sur Youtube, Itunes et Spotify. En quelques minutes on assistait à une première effervescence sur les réseaux sociaux. Le lendemain matin, l’info avait fait le tour de la toile et les bookmakers avaient intégré « City Lights » dans les pronostics. La qualité du morceau a fait le reste, propulsant la Belgique en deuxième position derrière l’Italie.  Depuis lors, le titre conserve une place dans le top 3, ce qui est évidemment d’excellente augure pour la suite des événements…

Un projet dans l’air du temps

Ellie Delvaux – alias Blanche – était une des candidates de The Voice 2016. Repérée par l’artiste compositeur Pierre Dumoulin (Roscoe), elle a posé sa voix sur le titre « City Lights » dont la démo a ensuite été envoyée par le compositeur à la maison de disque PIAS.

Aucun lien avec l’Eurovision dans cette démarche. Le compositeur lui-même affirme d’ailleurs ne toujours pas réaliser que son projet part à l’Eurovision…

« Tout ça est un peu parti en vrille… On n’a pas du tout composé ‘City Lights’ pour l’Eurovision. Encore aujourd’hui je me demande comment on en est arrivés là ! »

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Pierre Dumoulin (08-03-2017) (copyright Vincent Bayer)

Elle a des larmes dans la voix

« Je suis tombé sur une audition d’Ellie à The Voice, sur Internet. Dès les premières notes je me suis dit waow, il y a vraiment un truc qui se passe dans cette voix… Il y avait plein de petits défauts qui me plaisaient et beaucoup d’émotion. Quand elle chante, j’ai cette idée qu’elle a des larmes dans la voix, et ça c’est un truc qui me parle (…) On s’est assez vite bien entendus artistiquement, et on s’est rapidement dits qu’il y avait un truc à faire ensemble. Je me suis dit que la musique de Roscoe  – c’est mon groupe – pouvait vraiment correspondre à ce qu’elle chante.

J’ai écrit « City Lights » assez vite. On a mis sa voix dessus pour voir si ça fonctionnait… et ça fonctionnait super bien! »

Une vraie complicité artistique

Quant à Blanche, elle communique son enthousiasme avec toute la fraîcheur de sa jeunesse.

Avec Pierre Dumoulin, on s’est bien trouvés!

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Blanche (08-03-2017) (copyright Vincent Bayer)

« Honnêtement je suis ravie de tous les gens avec qui je travaille, je suis super bien entourée. Je suis ravie de pouvoir travailler avec Pierre Dumoulin. On écoute la même musique, il a une playlist avec plein de chansons que j’écoute non stop. Il m’a bien trouvée… On s’est bien trouvés!

Et tout ça est très excitant. Ce n’est pas vraiment du stress, c’est plutôt de l’excitation. Je gère ça en même temps que l’école et le mouvement de jeunesse dont je fais partie. Ca va plutôt bien, je trouve le temps pour tout. J’ai des cours de chant une fois par semaine et des coachings par ci par là. Jusque maintenant, c’est nickel! »

Finalement, il est là, le secret du succès à l’Eurovision aujourd’hui: l’expression d’une liberté artistique indépendante, d’une vraie patte, originale et actuelle. C’est ce que le talentueux duo Ellie Delvaux – Pierre Dumoulin offre aujourd’hui à la Belgique avec « City Lights »

Merci la RTBF, PIASPierre et Blanche de nous permettre de continuer d’être fiers devant le monde. Et en avant la musique!

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